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Palais des Sports 1984
# Posté le mercredi 08 avril 2009 11:49

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Claire Balavoine en réponse au documentaire diffusé sur France 5 en décembre 2008 et janvier 2009
# Posté le mardi 31 mars 2009 12:39

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Les années 80 de Michel Houellebecq

«Après avoir chanté le cynisme de cette décennie, Balavoine a fini par "sauver l'amour"»

Alors que les années 2000 s'achèvent sans avoir vraiment eu lieu, il faudrait que je me souvienne des années 80 ; ce n'est pas facile. Tout ce qu'on associe à cette décennie (le cynisme, le porno, le fric) était ­probablement là dès la fin des années 70. ­Parvenu à la gloire en exaltant le ­cynisme dans «Le chanteur» (1978), ­Daniel Balavoine se projette dans cette fin déliquescente : «Les nouvelles de l'école / Diront que je suis pédé / Que mes yeux puent l'alcool / Que je ferais bien d'arrêter. » Et conclut : «Alors je serai vieux / Et je pourrai crever / Je me chercherai un Dieu / Pour tout me ­pardonner / J'veux mourir malheureux / Pour ne rien regretter.»

Michel Houellebecq - Paris Match

Le 14 janvier 1986, vers 20 heures, non loin de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, l'hélicoptère de Thierry Sabine s'écrase au sol. Il n'y aura aucun survivant. Outre le fondateur du Paris-Dakar et le pilote, il y avait dans ­l'appareil deux journalistes et Daniel ­Balavoine, ancien participant au rallye, revenu pour développer en Afrique de l'Ouest des projets humanitaires. J'avais la télévision à l'époque et je me souviens de jeunes interrogés dans la rue, choqués, tristes. «On a l'impression d'avoir perdu quelqu'un. On a l'impression d'avoir perdu un ami.» Je ressentais exactement la même chose. Parvenu à la gloire en chantant le cynisme, Daniel Balavoine devait consacrer le reste de sa brève carrière à ­essayer de le dépasser ; et il y parviendra, finalement, dans son ultime et sublime disque, «Sauver l'amour». Disque profondément triste, pourtant, parce que musicalement raté : on sent que Daniel est très seul avec son synthétiseur Fairlight, et qu'il aurait ­tellement aimé faire partie d'un groupe. Parolier génial, chanteur à la tessiture merveilleuse dans les aiguës, il aurait pu naître en des époques plus heureuses, la pop anglaise des années 60, ou le rock californien ; mais cette grâce ne lui fut pas accordée. Il dut se contenter de mettre en musique quelques-uns des plus beaux textes de la chanson française ; seul avec son synthétiseur Fairlight.

«L'Aziza», seule bonne chanson antiraciste

Je renonce à évoquer «Aimer est plus fort que d'être aimé», qui ouvre l'album, parce qu'il me faudrait reproduire chacune des paroles. Je pourrais écrire que « j'aurais aimé signer ce texte », mais ce n'est même pas vrai, c'est ­encore plus intime que ça : je porte ce texte en moi, j'ai
l'impression de l'avoir écrit. De la lutte anti-Le Pen qui a marqué les années 80, puis 90, je ne conserve qu'une vague honte, et le souvenir d'initiatives puériles, fausses, auxquelles on n'aurait pu s'associer sans déchéance. Il y a une exception, une seule : «L'Aziza», troisième chanson du disque ; «L'Aziza», seule bonne chanson antiraciste. Comment, pourquoi a-t-il réussi là où tout le monde échouait ? Parce qu'il avait du ­talent et que les autres n'en avaient pas – c'est évidemment une explication. Mais peut-être, aussi, parce qu'il était amoureux d'une femme appartenant aux minorités visibles ; et que, étant amoureux, il s'est jugé digne d'écrire une chanson. «L'Aziza / Ta couleur et tes mots, tout me va.» Oui, c'est cela, il était amoureux, tout simplement, et il écrit : «Ton étoile jaune, c'est ta peau / Tu n'as pas le choix / Ne la porte pas comme on porte un ­fardeau / Ta force, c'est ton droit», et ce dernier vers est beau comme de l'Emmanuel Kant.

«Petit homme mort au combat», évoquant les enfants soldats, fous d'Allah, engagés dans la guerre Iran-Irak, n'a, comme on dit, «rien perdu de son actualité». Elle n'a rien perdu, non plus, de son efficacité sombre (et c'est peut-être la seule où le synthétiseur, ramenant de confuses rumeurs de batailles, lui permet des effets inaccessibles aux formations rock traditionnelles). «Au-delà de toute frontière / Il faut dire à tout esprit naissant / Qu'aucune cause ne vaudra jamais / La mort d'un innocent.» C'est naïf si on veut, mais ça marque aussi, exactement, à qui Daniel Balavoine s'adresse : il s'adresse à tout esprit décent. Sans doute aimait-il particulièrement «Sauver l'amour», puisqu'il a donné ce titre au disque ; mais ce n'est déjà presque plus une chanson, plutôt une méditation, post mortem. «Partir effacer sur le Gange / La douleur.» Il est parti sur le Gange, et la douleur a persisté. «Pouvoir parler à un ange / En douceur.» Il a parlé à l'ange, et l'ange n'a pas répondu. « Lui montrer la blessure étrange / La douleur.» Oui, la douleur était présente, sous le regard de l'ange. «Au fond de lui un reste de lueur / L'espoir de voir enfin un jour / Un mon­de meilleur.» Oui, Daniel Balavoine avait le courage de chanter ces choses, en 1985. Il est mort sans avoir trouvé de répo­nse, au tout début de 1986. Et la question par ­laquelle il termine sa chanson... Vingt ans plus tard, «Où est le sauveur ?».

Balavoine proche du décadentisme

Regrettant que Wagner ait terminé son œuvre avec « Parsifal » (il avait ­préféré une pièce plus ironique et plus sobre, dans l'esprit par exemple des « Maîtres chanteurs »), Nietzsche ne faisait qu'exprimer sa profonde incompréhension de Wagner, son goût tardif aussi pour le classique un peu raplapla. Je me réjouis au contraire de ce que Joe Dassin ait choisi, dans « Le jardin du Luxembourg », comme Wagner dans « Parsifal », de jeter ses dernières forces dans une réalisation qui le dépassait. C'est important, le dernier morceau ­enregistré (le dernier dessin, le dernier texte), même si on sait que cela tient pour beaucoup au hasard on est tenté d'y voir un signe. Pour Jimi Hendrix, il s'agit de « New Rising Sun », enregistré en public au Festival de l'île de Wight, en 1970. Délaissant les complexes arabesques de guitares entrecroisées de « Star Spangled Banner », il termine par un blues chaleureux, simple, avec ces ­vibrations électriques et cosmiques qui le rendent inoubliable mais optimiste, épuisé mais simple, tourné vers le futur. Daniel Balavoine au contraire, dans le morceau qui clôt son dernier disque, « Un enfant assis attend la pluie », utilise comme jamais ses extraordinaires capacités vocales. Modulant à l'extrême en dehors de toute ligne mélodique de chant, il accumule dans le texte les ­assonances, approchant d'un décadentisme : « L'enfant séché sur le sol d'Erythrée / Les traits tirés / Tire un trait / Sur cette terre aride et ridée / Dont il a hérité », et sort de toute vision purement humanitaire, répondant à la question de savoir comment on peut se préoccuper des misères du monde quand on est, soi-même, pour quelque raison sentimentale ou personnelle, malheureux. Et la réponse est que ces misères sont, au fond, les mêmes.

Voir page: http://www.parismatch.com/Culture-Match/Livres/Actu/Houellebecq-Balavoine-Amour-86642/
# Posté le mardi 31 mars 2009 12:37

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Dans le Paris Match de cette semaine Numéro Anniversaire "60 ans d'Aventure Humaine 1949-2009"

2 pages sont consacrés a Daniel écrit par Michel HOUELLEBECQ

-"APRES AVOIR CHANTE LE CYNISME DES ANNEES 80,BALAVOINE A FINI PAR SAUVER L'AMOUR"


Et également une interview de 3 pages avec France GALL entretien avec Benjamin LOCOGE

-"L'HISTOIRE DE FRANCE"
# Posté le dimanche 29 mars 2009 06:24

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30 ans de Starmania : 3 rééditions en CD

La maison de disques WEA s'apprête à re-sortir le 20 avril trois albums incontournables à l'occasion de l'anniversaire du célèbre opéra-rock de Michel Berger et Luc Plamondon.
Il sera ainsi possible de redécouvrir l'enregistrement live du spectacle datant de 1979, introuvable dans le commerce depuis plusieurs années, et qui contient un certain nombres de perles disparues des dernières versions du spectacle retravaillé par les auteurs en 1988.

L'album "Starmania 1979" est un collector incontournable puisqu'il reprend l'intégralité du spectacle tel qu'il avait été conçu, avec notamment les personnages oubliés du Gourou Marabout (le vrai rival de Zéro Janvier) ou des parents de Cristal.
Cette version intégrale du fameux opéra-rock est le seul témoignage qui reste à ce jour de la version originale, dont l'histoire a été simplifiée dans les années 80 pour rendre la comédie musicale plus accessible et plus courte.

Les deux autres rééditions sont justement celle de l'album de la troupe de 1988 (dans laquelle a figuré Maurane), ainsi que l'album concept de 1978 qui avait précédé la création de la presse et s'appelait encore alors Starmania ou la Passion de Johnny Rockfort selon les évangiles télévisés.

La chaîne France 2 célébrera l'anniversaire de Starmania fin avril avec une émission spéciale, alors que l'on parle toujours du projet secret de Luc Besson d'adapter la pièce au cinéma.

Voir site : ici
# Posté le samedi 28 mars 2009 04:32

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France Gall : "Je suis heureuse, mais..."

"If you want to make God laugh, then tell him the plan for your life" (Si tu veux faire rire Dieu, alors raconte-lui le programme de ta vie). Voilà ce que répond France Gall, 61 ans, l'éternelle fiancée des Français, lorsqu'on lui demande si elle chantera de nouveau.

Après 45 ans de carrière, celle qui a conquis la France avec ses yeux pétillants et ses textes acidulés (Les sucettes et leur goût d'anis... un paradis), la chanteuse vit au jour le jour.

"Je vis chaque journée, chaque heure, je regarde la lumière, je profite de la vie", confie t-elle à Paris Match, qui lui consacre une double page. "Aujourd'hui, je suis heureuse ! Mais je pense déjà à ma prochaine vie." Il faut dire que la vie n'a pas épargné France, qui a subi la perte d'êtres chers. D'abord Michel Berger (en 1992), son mari, et puis Pauline, leur fille aînée, de la mucoviscidose en 1997 (elle a également un fils, Raphaël, 26 ans, qui vit une jolie idylle avec Cécile Cassel).

Des épreuves terribles, qui ont marqué la vie de la douce Isabelle (son vrai prénom), catapultée star à l'âge de 16 ans. Effet prémonitoire, le répertoire de France version 80 est une ode à l'espoir et à l'amour. Evidemment, Résiste, Ma déclaration, Il jouait du piano debout, ses textes ont toujours été empreints de cette volonté de vivre.

Depuis 92, France Gall s'est retirée du devant de la scène. Elle le dit "Je suis retirée de la vie publique". Ses apparitions, on les compte sur les doigts de la main. Après une série de concerts en 93, 94 et 96, France disparait. Elle ne fait que de brefs come-back en 2002 sur TF1, pour un portrait de Michel Berger, puis en 2007 pour l'émission Tous... Pour la musique, sur France 2, un hommage pour les 15 ans de la disparition de l'auteur-compositeur. Elle apparaît aussi dans l'émission Johnny Hallyday : "Ca ne finira jamais" en 2008.

"Je me suis coupée de la rue, de la ville, des connaissances. Depuis, je suis spectatrice et observatrice. Je me suis créé un monde dans lequel je me sens bien" , explique-t-elle. Car il est important de le préciser : France Gall n'est pas seule. "Pour me joindre, il faut passer par mon entourage. Je suis protégée" . Elle tente d'avoir la vie de tout un chacun.

Aujourd'hui, elle travaille à la réédition de l'opéra rock Starmania... Elle veut redonner vie à la première grande comédie musicale française originale, où elle campait Cristal au Palais des congrès. C'était il y a (déjà) trente ans.

Article paru Hier, Le Mercredi 25 Mars 2009 à 20:11


Voir article avec photo.... ici
# Posté le jeudi 26 mars 2009 05:33

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A l'occasion des 30 ans de « Starmania », France 2, Carson-Prod et France Gall ont souhaité rendre hommage à l'opéra Rock créé par Michel Berger et Luc Plamondon.

France Gall s'apprête donc à enregistrer dès ce week-end à La Plaine Saint-Denis cette émission exceptionnelle, qui devrait s'appeler «Starmania : une histoire pas comme les autres», et qui sera diffusée à la fin du mois d'Avril sur France 2.

France Gall sera entourée de Mauranne, Pauline, Amandine (Nouvelle Star 2008) et Diane Dufresne pour revisiter les meilleurs tubes de « Starmania ».

Venez nombreux partager ce moment de télévision unique et tant attendu. Des invitations vous sont offertes par Cassandra pour assister au tournage sur le plateau ! Attention, il y a plusieurs dates qui correspondent à plusieurs séquences de l'émission :

Samedi 28 mars, tournage des séquences de France Gall (Emission complète). Mercredi 1er avril, tournage de la séquence avec Diane Dufresne. Jeudi 2 avril, tournage de la séquence avec Pauline. Samedi 4 avril, tournage de la séquence avec Amandine (Emission complète). Réservez sans tarder vos places, pour cet événement exceptionnel, les plus rapides seront les premiers servis...

Voir sites pour reservez vos places :

ici

ici


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# Posté le jeudi 26 mars 2009 05:31

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"Qui pourra remplacer le besoin par l'envie"
# Posté le lundi 23 mars 2009 13:14